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Suite à une requête adressée à la représentation nationale et sur demande du président de l’assemblée nationale, Isidore M’Vouba, il a été prescrit à la commission économie, finances et du contrôle du budget, de mener des investigations dans le sous-secteur de l’aviation civile qui connait aujourd’hui d’énormes difficultés, afin de trouver les solutions de sortie de crise. C’est à ce titre justement que la commission a procédé le samedi 6 avril 2019, à l’audition des principaux responsables des structures évoluant dans ce sous- secteur de l’économie nationale.
Le sous-secteur de l’aviation civile est en crise. Il faut chercher des solutions pour y remédier a-t-on entendu dire le président de la commission économie, finances et du contrôle du budget de l’assemblée nationale, Maurice Mavoungou, à l’entame de cette séance de travail. C’est ce qui justifie le marathon auquel se sont prêtés les membres de cette commission, le samedi 6 avril 2019, dans la salle 102 du palais des congrès, avec l’audition tour à tour des équipes dirigeantes de l’Agence Congolaise de l’Aviation Civile(Anac), le Bureau de Contrôle de Surveillance et de Supervision de la concession(Bcs), la société Aerco, et enfin, le Président du conseil d’administration d’ Aerco, Cette société qui a la mission de gérer les principaux aéroports du Congo depuis 2011, grâce à la convention de concession signée en 2009 avec le gouvernement congolais. Notamment les aéroports de Brazzaville, Pointe Noire et Olombo. Cette séance de travail, est la conséquence des querelles qui empoisonnent les relations entre les responsables de ces différentes structures et qui ont pour l’ensemble une gestion croisée au regard des activités et missions assignées à chacune d’elles. Des querelles, nées de la situation de trésorerie peu reluisante que traverse aujourd’hui Aerco, du fait de la crise qui affecte les économies d’essence pétrolière et surtout de l’arrêt des activités de la société Ecair en octobre 2016. Réduisant ainsi de fait le trafic passager qui atteignait, il y a quelques années le seuil de 2 millions de passagers par an, a expliqué Jean Michel Ratron, le directeur général d’Aerco. D’où la difficulté pour cet établissement de s’acquitter de la redevance de concession auprès de l’Anac d’une part, et de sa part de contribution au budget du Bcs d’autre part. Selon ce dernier, Aerco est plombée par des créances impayées, des dettes envers les partenaires et surtout les charges d’exploitation devenues très lourdes à supporter. Dans le cadre de cette concession, Aerco, a l’obligation de verser à l’Anac via le trésor public une redevance de 3 milliards de FCFA par an et doit contribuer au budget du Bcs à hauteur de 400 millions de FCFA chaque année, tels que le stipulent les termes de ladite concession. Cette situation préoccupante a donc conduit le conseil d’administration d’Aerco à prendre des mesures conservatoires pour éviter à cette société de déposer le bilan avec pour corolaire, le risque de fermeture des aéroports de Brazzaville, Pointe Noire et Olombo. Parmi ces mesures, on note la suspension de la contribution au budget du Bcs et le non-paiement de la redevance de concession pour compenser le manque à gagner, en attendant l’embellie a indiqué le président du conseil d’administration de cette société. Une embellie qui passe forcément par la mise en place d’un plan de régulation économique et surtout la signature attendue du gouvernement de l’arrêté sur l’augmentation de la redevance passager. Entre questions des honorables députés de la commission et réponses des responsables des structures concernées, il a été constaté par la commission après ce tour de table, le manque d’une volonté affirmée de tous les acteurs à s’assoir autour d’une même table pour dissiper les malentendus. La commission qui a dans le même élan déploré la procédure de création de certaines structures sans obtenir l’aval du parlement. Si cette séance a eu la spécificité pour les membres de la commission économie, finances et du contrôle du budget de l’assemblée nationale d’avoir large connaissance sur ce sous-secteur, mais elle a aussi servi de déclic pour revoir cette concession afin que celle-ci rentre sous le coup de la loi, a souligné en substance le président de la commission Maurice Mavoungou. Notons que dans le cadre de cette concession, le bureau de contrôle, de surveillance et de supervision de la concession(Bcs), est l’interlocuteur entre le concédant c’est-à-dire l’Etat congolais et le concessionnaire à savoir la société Aerco. Son rôle est de veiller au respect de la concession sur les trois plates-formes aéroportuaires.
