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  • Les rapporteurs spéciaux de l’assemblée nationale chargés du suivi de l’exécution des dépenses d’investissement Font un bilan à mi-parcours 6 mois après l’exécution du budget de l’Etat exercice 2019
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Conduite par le Président de la Commission Economie, Finances et Contrôle de l’Exécution du Budget de l’Assemblée Nationale, le Député Maurice Mavoungou, cette délégation, composée également des experts  du ministère de l’Aménagement, de l’Equipement du Territoire et des Grands Travaux, a procédé le mardi 23 juillet 2019, à la visite de certains chantiers de l’Etat à Brazzaville et dans le département du Pool.

Il s’agit : des chantiers relatifs aux travaux de ; construction de l’université Denis Sassou Nguésso de Kintélé ; l’achèvement de la construction de l’hôpital général de Brazzaville ; l’électrification et l’assainissement des voies d’accès à la zone industrielle et commerciale de Maloukou ; l’élargissement et le renforcement de la  RN2 (route nationale N°2) ; l’assainissement des érosions à Brazzaville.

L’érosion de Ngamakosso

La première étape de cette mission a été  la visite de l’érosion de Ngamakosso, dans le 6ème arrondissement  à Brazzaville. Ici, « Si on y prend garde, on court le risque de voir s’écrouler les premiers travaux réalisés sur cet ouvrage, si les travaux ne se poursuivent pas au cours de cette saison sèche ». C’est de cette manière que s’est exprimé le coordonnateur des travaux au ministère de l’aménagement et des grands travaux, monsieur Oscar Otoka. Selon ce dernier, « il faut d’urgence entamer les travaux afin de compléter la deuxième partie du collecteur avant l’arrivée des prochaines pluies. Le collecteur provisoire placé pour la circonstance pour dévier les eaux de pluie commence à céder ». Les premiers coûts des travaux pour venir à bout de cette érosion étaient estimés à 9 milliards 700 millions de FCFA. L’entreprise chinoise en charge des travaux a préfinancé à hauteur de 800 millions. Il reste au gouvernement de libérer la première tranche de 4 milliards 150 millions de FCFA pour permettre à l’opérateur de travailler pour garantir l’ouvrage.  A ce jour, 95% des travaux ont été réalisés sur ce site. « Si les fonds sont décaissés maintenant, on peut sauver cet ouvrage dont l’importance réside à sauver le viaduc menacé de l’ensablement qui  atteint déjà 4 mètres de hauteur, et aussi le grand tuyau de la Congolaise des Eaux (ex snde), qui alimente en eau 60% de la population de Brazzaville.  Notons que c’est pour la quatrième fois que le ravin de Ngamakosso mobilise des efforts sans pour autant que les paiements ne se suivent de façon régulière. Conséquence, arrêts répétés des travaux et l’Etat reste redevable des entreprises sans profiter de l’ouvrage, » a-t-il conclu.

Ravin de Kintélé

Par contre, le ravin de Kintélé, sur la RN2, ayant emporté 2 pylônes de  La Congolaise d’Electricité a été entièrement maitrisé grâce à l’expertise de la société chinoise CSCEC en charge des travaux dont l’enveloppe financière de 1 milliard 300 millions de FCFA, mise à disposition,  a été amputée sur celle destinée aux travaux sur la RN2. Reste à payer 2 milliards de CFA, à la société pour la réalisation des travaux  d’assainissement de la route, si on ne veut pas voir l’ouvrage s’écrouler sous le flot des premières pluies qui pointent à l’horizon a-t-on entendu des experts des grands travaux.

Université Denis Sassou Nguésso de Kintélé

Selon le programme du gouvernement, cet établissement devrait  dispenser ses premiers enseignements au cours de l’année académique 2019-2020. On note que les travaux de construction de l’université Denis Sassou Nguésso de Kintélé avancent à un rythme considérable. A ce jour, «  tous les travaux de génie civile sont achevés et le site ne court aucun risque de ravinement contrairement  à ce qui se dit dans l’opinion », a expliqué monsieur Serge PERERA, directeur général de l’entreprise  UNICON, chargé des travaux de construction de cette université. Pour urger et être dans les délais, l’entreprise a pris le soin de préfinancer certaines obligations concernant l’achèvement des bâtiments sur le bloc 5, composé de 2 bâtiments et le bloc 7, composé de 4 bâtiments abritant les salles de classe, l’amphi de 250 places et les bureaux  administratifs. Le nœud réside au paiement de 24 milliards de FCFA avant la rentrée d’octobre dont  9 milliards sont destinés à équiper  l’université en fournitures de tous genres devant permettre une rentrée universitaire normale.  Le bâtiment de sécurité  universitaire  et de sapeurs-pompiers faisant office d’entrée à l’université est totalement achevé.  Il faut cependant signaler pour que l’université Denis Sassou Nguésso soit totalement opérationnelle, dans toute sa dimension, il faut la bagatelle de 241 milliards de FCA. Les campus construits à l’occasion des jeux africains sont disponibles malgré les actes de vol et de vandalisme signalés sur ce site remis à la disposition du ministère de l’enseignement supérieur.

Electrification de la zone industrielle de Maloukou

 Le projet électrification  de la ligne 22O KV de la zone industrielle de Maloukou est financé par l’Etat congolais à hauteur de 12 milliards de FCFA. A ce niveau les travaux de construction des bâtiments de commande sont déjà réalisés grâce à l’avance de démarrage de 3 milliards octroyés. Reste à payer 2 milliards de commande de fournitures  sur les 9 milliards attendus pour apporter le matériel. Là encore, les décaissements lambinent et les travaux ont à un moment accusé un arrêt et dépassent le délai de 2 ans prévus pour l’exécution du projet.

Renforcement de la RN2

Pour ce qui concerne la réparation des bourbiers sur  la RN2, une enveloppe de 30 milliards de FCFA est prévue pour réhabiliter toutes les poches de dégradation de cette route. Les coupes budgétaires en 2019, affectaient à ce projet  12 milliards dont 5 milliards de FCFA au mois de janvier 2019. Mais compte tenu des rythmes de décaissement qui ne se suivent pas, nous sommes obligés de travailler étape par étape rien que sur la base des couches supplémentaires (l’aggrave bitume) qui n’a une durée que de 6 mois. « Ce qui nous expose à des éternels recommencements » a dit le coordonnateur des travaux au ministère de l’aménagement du territoire et des Grands travaux, Oscar Otoka.

Hôpital général de Brazzaville

 Enfin, la visite de l’hôpital général de Brazzaville, situé à Kombo, dans le 7ème arrondissement, a constitué le clou de cette série des visites. Les travaux de cet établissement ont été réalisés à 75%. Il faut maintenant la disponibilité de la ressource financière si l’on veut qu’au moins deux hôpitaux généraux soient achevés en 2020, comme l’a souhaité le président de la République Denis Sassou Nguésso. Notons que pour achever chaque hôpital général, il faut 30 milliards de FCFA. A ce jour seul l’hôpital général de Brazzaville a reçu 1 milliard de FCA. Ce qui est une goutte d’eau dans la mer à entendre les experts des grands travaux. Dans l’interview accordée à la presse à l’issue de cette mission, le président de la commission économie, finances et contrôle budgétaire de l’assemblée nationale et chef de la délégation des rapporteurs spéciaux, l’honorable Maurice Mavoungou,  tout en reconnaissant les efforts du gouvernement et la situation financière du pays, a dit que : «  le bien-fondé d’une telle mission, c’est de permettre aux rapporteurs spéciaux que nous sommes, d’exploiter les différents rapports et d’avoir la matière pour discuter avec  le gouvernement, lors du débat d’orientation du budget 2020 ».